jeudi 29 avril 2010

L'impasse islamique

Hamid Zanaz

Éditions Libertaires, 2009




Contributeur actif de la Ligue Rationaliste Arabe, l'Algérien Hamid Zanaz vient de gratifier fanatiques et islamogauchistes d'un monumental coup de semonce avec l'excellent L'impasse islamique, la religion contre la vie publié par les Éditions Libertaires.

Après une préface de Michel Onfray et 150 pages de développement, il ne reste de l'islam qu'un tas de cendres, l'islam, pas l'islamisme. La démocratie ? Incompatible avec l'islam, les fanatiques le clament bruyamment, ils ont raison. La science ? Pas mieux : "il n'y a qu'à attendre tranquillement, à l'ombre d'une mosquée, les découvertes de la science moderne et prétendre par la suite que le Coran les avait toutes prévues". Les femmes ? Tout espoir de changement par un islam modernisé est vain. La pensée ? La manipulation des cerveaux démarre dès l'enfance pour persuader tout musulman que l'islam est la seule vraie religion, le reste du monde est dans l'erreur. La litanie des tares est sans fin, aussi longue que les siècles d'abrutissement qui ont mené le monde musulman dans le marasme actuel : marasme intellectuel, social, économique, politique, scientifique. Le dit "islamisme" n'est pas une perversion de l'islam, il en est l'essence et l'aboutissement. La contextualisation du texte coranique, le recours à la parabole et les vœux de modernisation sont des impostures : on ne relativise pas la barbarie.

Le propos de Hamid Zanaz est franc, direct, sincère, loin des méandres sans issue des "penseurs" de l'islam qui, pour mieux voir, se voilent les yeux, loin des intellectuels confortablement établis en Europe qui légitiment une oppression qui ne les affecte pas, loin des efforts frauduleux de faussaires tels Malek Chebel qui maquillent l'islam en religion porteuse de progrès. Si elle y a parfois recours, l'analyse ne se perd toutefois pas dans les bas-fonds des textes (Coran et Hadiths) : il s'agit d'abord d'examiner comment des sociétés entières ont pu admettre cette démission de la pensée, ce suicide de l'intelligence, comment la soumission volontaire du croyant demeure intacte, de l'analphabétisme mecquois du VIIe siècle à l'ère du téléphone portable. Car il s'agit bien de philosophie et Shopenhauer, Nietzche et tant d'autres sont convoqués pour mieux mesurer le gouffre qui sépare les contrées islamiques des sociétés éclairées.

Il faut saluer ce travail courageux autant que salutaire : la libération de la parole des athées arabes, maghrébins, turcs, etc. est une voie de salut pour des populations soumises à une religion intrinsèquement oppressive. Les attaques dont Hamid Zanaz a été victime par divers islamogauchistes inutiles et couards sont indignes de militants qui, par ailleurs, se parent des atours de l'antifascisme. Pourtant, ceux-ci demeurent muets, sourds et aveugles sur le totalitarisme musulman : dans leurs écrits, combien d'articles contre la dictature saoudienne qui, en matière de capitalisme sauvage, de mépris des étrangers, de soumission des femmes et de tyranie religieuse, n'a pas d'égale sur la planète, combien d'enquêtes sur les réseaux, en France, de fascistes lobotomisés par la haine coranique, combien d'éditoriaux sur le racisme envers les non musulmans manifesté, en France, par certains parents soumis à l'islam qui refusent que leur fille, automatiquement marquée du fer islamique, ait une relation amoureuse avec un "impie", ce sale chien ? Contre tous ces pleutres, Hamid Zanaz, Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, Ibn Warraq et Wafa Sultan opèrent actuellement une juste et nécessaire mise au point sur l'état de l'islam dans le monde.


29 avril 2010

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