vendredi 20 décembre 2013

Israël : cachez la femme !

Un reportage audio de Grégory Philipps et Eric Damaggio

France Inter





Ce n'est pas l'Arabie Saoudite mais cela y ressemble : en Israël, les juifs ultra-orthodoxes ont instauré dans certains quartiers un véritable système séparatiste qui rejette et occulte les femmes. Appelés les "hommes en noir", c'est par la démographie qu'ils espèrent s'imposer progressivement à la société israélienne. Qu'il s'agisse des bus où les femmes sont contraintes de s'asseoir au fond, de leur tenue vestimentaire qu'ils exigent très couvrante, ou des établissements scolaires où sont séparés les garçons et les filles, le constat est d'autant plus alarmant que cet activisme est en progression. Un remarquable reportage sur cette dissimulation des femmes a été diffusé sur France Inter le 22 janvier et le 19 août 2012.

Aux wahhabites le Coran, aux ultra-orthodoxes la Torah, deux faces de la même pièce, celle qui soumet une moitié de l'humanité à l'autre en vertu des arriérations monothéistes. Les hommes en noir sévissent principalement à Jérusalem et ont complètement soumis le quartier de Mea Sharim : les femmes y sont couvertes de la tête aux pieds. Leur phobie (au sens psychiatrique) des femmes s'applique à tout ce qui évoque leur indépendance, leur liberté, la distraction, le plaisir, et de façon plus générale à tout ce qui s'apparente à une vie non-religieuse. Ainsi une compagnie de danse explique qu'elle est contrainte de tirer ses rideaux pour ne pas subir leurs protestations : des hommes et des femmes qui se touchent est plus qu'ils ne peuvent supporter ; même refus d'entendre des femmes chanter dans les chœurs de l'armée. Affiches politiques de femmes candidates, rues non mixtes pendant les fêtes religieuses, femmes juives qui vont, par compétition avec les musulmanes, jusqu'à se voiler complètement, la société rêvée des obsédés de la Torah n'est pas différente de celle établie par les saoudiens.

Il est souvent dit que le judaïsme n'est pas prosélyte : c'est oublier la détermination de ces fanatiques à contaminer le reste du pays avec leur folie doloriste, puritaine et d'une tristesse infinie. Devant leur développement (6 à 10 % de la population, une dizaine d'enfants par couple) et leurs revendications toujours plus envahissantes, les tensions sont parfois fortes et les laïques quittent peu à peu Jérusalem. Signe de leur croissance numérique, Tel Aviv n'est pas épargné et les ultra-orthodoxes sont mêmes parvenus à implanter une école avec cours séparés pour garçons et filles dans un quartier laïque. Pour ces missionnaires, Israël est une terre à accaparer comme la Palestine l'est par les colonies de Cisjordanie.

Le reportage Israël : cachez la femme ! peut être écouté librement sur le site de France Inter.


16 septembre 2012

atheisme.org

Aux États-Unis d'Amérique, la proportion de personnes "pas du tout religieuses" a presque doublé de 2007 à 2013 en passant de 12 % à 23 %





Un sondage de Harris Interactive publié le 16 décembre montre que, bien que la proportion d'adultes états-uniens croyant en la notion de Dieu demeure très élevée, elle connaît toutefois une forte baisse par rapport à des enquêtes menées en 2005, 2007 et 2009 en passant de 82 % à 74 % (table 1a du sondage). Simultanément, la confiance dans la théorie de l'évolution de Darwin, sujet brûlant dans ce pays, progresse de 42 % en 2005 à 47 % en 2013. L'évolution la plus importante concerne la proportion de personnes qui se décrivent comme "pas du tout religieuses" : elle a quasiment doublé de 2007 à 2013 en passant de 12 % à 23 % (table 6).

Le sondage a été effectué sur un panel de 2250 adultes et montre que les proportions les plus élevées des adeptes des monothéismes se rencontrent chez les Républicains, les personnes les plus âgées, celles vivant dans le sud du pays, les femmes et les Noirs (table 2b). En outre, la croyance est inversement proportionnelle au niveau d'études.

Plus amusant, l'enquête a aussi interrogé son échantillon sur le sexe attribué au concept de Dieu et le résultat est d'un machisme sans appel (table 3) : il est masculin pour 39 % des personnes interrogées et n'est féminin que pour seulement 1 %. Mais 10 % des États-Uniens sont plus aventureux en le croyant hermaphrodite... Autre croyance pittoresque à savourer : 24 % croient en la réincarnation (table 1b).

Après une étude mondiale parue en août 2012, ce nouveau sondage confirme que la progression de l'athéisme se fait avec une calme régularité. Face à cette épine théologique, l'islam ne sait que prôner le djihad ou rabâcher les accusations de racisme envers les chiens d'infidèles, le catholicisme s'égosille dans des incantations désespérées à la réévangélisation, et les protestants évangéliques multiplient les gesticulations pour un obscurantisme très BCBG.



20 décembre 2013

jeudi 29 août 2013

No espere a mañana para empezar a pensar

(Advertencia: entrada larga, puede leerla en dos o tres visitas, o en diez.)

Yo soy muy malo para admirar a la gente, y eso parece caerle en la punta del hígado a las personas que viven de la admiración de otros. Como "seguidor" sigo poco, cuando sigo lo hago a mi ritmo, y con frecuencia me aparto del camino indicado.

Vaya, obviamente hay personas a las que admiro, pero no de manera ciega. Admiro aJanis Joplin porque era una cantante de niveles aún no repetidos, pero no por haber caído repetidamente en la adicción a las drogas hasta que éstas ganaron la batalla. Creo que Isaac Asimov fue un gran divulgador de la ciencia, pero como escritor de ficción me parece plano, acartonado y literariamente simplón. Admiro a Bertrand Russell como filósofo, matemático, pacifista, racionalista y libertario, pero como educador fue lamentable. Admiro a Arthur Conan Doyle como el creador de uno de los más asombrosos personajes de la historia de la literatura, Sherlock Holmes, el amo de la razón, pero hallo patético al buen Sir Arthur como creyente de cualquier estupidez esotérica, al grado de que buena parte de los dineros que le dio Holmes lo tiró en las fauces de médiums y espiritistas fraudulentos (hummm..., ¿acaso hay médiums y espiritistas no fraudulentos? Pues hasta hoy nadie ha visto a ninguno). Admiro José María Morelos como visionario que hizo un gran proyecto de nación en tres pedazos de papel (Los sentimientos de la nación), pero no como general despiadado y estricto.

Me parece claro que no solamente se debe ser crítico con los desvergonzados que se dedican al engaño y a la falsedad esotéricas, ocultistas y transnaturales, contra los anticientíficos y los antimédicos, contra los fascistas y racistas, contra los violentos y los embusterios, sino también con las personas a las que les encontramos grandes valores.

Ser "incondiconal" de algo es renunciar a la propia capacidad de analizar los hechos. Yo no soy incondicional ni de las Chivas Rayadas del Guadalajara (el Rebaño Sagrado), mi equipo de fútbol de toda la vida.

¿Pensar críticamente?


El pensamiento crítico y libre, la aproximación racional a los hechos, no es algo privativo de los científicos, como quisieran hacer creer los que viven de denostar a la ciencia, sino que son patrimonio de la humanidad, una forma peculiarmente nuestra de mirar el mundo, tratar de entenderlo y poner a prueba nuestras ideas, algo que, hasta donde sabemos, sólo nuestra especie tiene.

Nadie mandó a Heráclito a una facultad de ciencias para que pudiera observar el mundo y darse cuenta, por primera vez, de manera clara y absoluta, de que el cambio es una realidad inescapable, una constante en todos los procesos del universo. La inteligencia preclara de Heráclito siempre me ha asombrado.

Por otro lado, quien quiera ser científico hoy, 2600 años después de Heráclito, tiene que estudiar ciencia, no sólo para enterarse de lo que ya se sabe y no ponerse a redescubrirlo de nuevo, sino, y de manera muy importante, para aprender los errores cometidos en el pasado y no volver a cometerlos. Para encontrar la verdad del legado egipcio no basta ser hotelero o periodista, hay que estudiar historia, arqueología y egiptología. Un periodista honrado va y entrevista a los que saben, a los que estudian, a los que están allí descubriéndonos las maravillas reales de esa civilización, con trabajo duro cotidiano, no a un hotelero como Von Däniken que pasó dos semanas en El Cairo y con eso adivinó un montón de conocimientos que nadie había visto porque todos los científicos son imbéciles y Von Däniken no, cosa que sabemos porque lo dicen Von Daniken y los soplapiteros que lo atienden.

Sí, claro, le creemos. E hizo una máquina de tiempo en la cochera, ¿no te jode?

(Bueno, lo de la máquina del tiempo es otra historia, con otro protagonista, pero la dejamos para otro día.)

Pero, sin necesidad de ser científicos ni de estudiar ciencia, pensar crítica y racionalmente es algo que todos hacemos en muchos aspectos de la vida y sin importar nuestra preparación académica o nuestro nivel sociocultural. El problema es que los medios, los negociantes interesados, las editoriales, los brujos en todas sus variedades, los detentadores del poder político, social y económico, y las presiones sociales nos empujan a dejar de pensar críticamente respecto de ciertas cosas, de ciertas afirmaciones, de ciertas percepciones "aceptadas" sepasumadre por quién pero promovidas por todos lados.

Daré un ejemplo a sabiendas de que es políticamente incorrecto, y precisamente por eso.

Un gobierno descubre que no puede resolver problemas como la salud pública, las pensiones, el pleno empleo, las muertes ocasionadas por el alcohol, la explotación del trabajador local o inmigrante, o la protección del consumidor contra la voracidad empresarial, que no puede mejorar la seguridad, defender a las mujeres víctimas de palizas, promover la cultura y el pensamiento crítico, integrar al inmigrante, elevar el nivel de la educación pública o cualquier cosa similar. Peor aún, si es un gobierno que dice ser de izquierda resulta que tiene, por ese solo hecho, determinados compromisos sociales con las mayorías que, de pronto, descubre que no puede o no le conviene cumplir.

Entonces ofrece "salvar" a los ciudadanos del humo de tabaco. ¿Por qué? Porque los "fumadores pasivos" se enferman. ¿Cómo lo saben? Porque lo dijo un estudio de 1993de la Agencia de Protección Ambiental estadounidense. ¿Que el congreso estadounidense halló que el estudio era deficiente y finalmente se dictaminó legalmente que tal estudio era anticientífico, interesado y desprolijo, y por tanto carente de toda validez, movido por intereses del integrismo protestante puritano estadounidense? No saben, no contestan. También lo saben, dicen, por un informe de la OMS, pero resulta que tal informe dice exactamente lo contrario: no hay pruebas de que el humo del tabaco en el ambiente afecte la salud de los niños, y las evidencias sobre un posible daño en los adultos son estadísticamente no significativas. ¿Eso lo ignoran los expertos del gobierno y sus asesores en salud o se están haciendo tontos? Tampoco saben, tampoco contestan.

El gobierno lanza una campaña de propaganda, inventa cifras (o las copia de Estados Unidos, como los "50.000" no fumadores fallecidos al año por el humo de los fumadores que es totalmente fantasiosa en Estados Unidos, pero es un insulto a la inteligencia del público en un país con la quinta parte de habitantes), menciona otros "estudios" que no cita, suma muertos que saca de nadie sabe dónde y, saltando por los campos de florecitas del brazo de la derecha desestabilizadora, autoritaria y medieval, lanza una ley contra los desagradables y malvados fumadores, le avienta al problema un poco de dinero (mismo que le quita a la labor de controlar la alcoholemia en carretera que sí sabemos cuánta gente mata, a los atropellos en el empleo, a las mujeres golpeadas, a los propios estudios y tratamientos para curar a los adictos a la nicotina, etc.) y se siente guapísimo y súperpoliticamente correcto... al estilo Stalin.

(Si quisieran salvar a los fumadores, ¿no sería una estrategia menos boba investigar más, desarrollar mejores tratamientos y ponerlos al alcance de los fumadores en lugar de expoliar económicamente y someter al escarnio a quienes ya son víctimas?)

¿En qué confía un gobierno así? En que es políticamente incorrecto decir que no está probado que los fumadores pasivos estén muriendo o enfermando por el humo ambiental del tabaco y en que la gente se avergüenza de decir que fumar es su derecho, como es el de otros atragantarse de comida basura hasta tener las arterias como velas de sebo, usar perfumes lamentables, conducir autos contaminantes y hacer otras muchas cosas dañinas y desagradables.

La estrategia es el miedo: nadie se atreverá a decirlo o será mal visto socialmente, y el hipotético (por poco escribo "hipócrita") gobierno en cuestión quedará bien. Como el fumador ya se siente mal por ser adicto a una droga (y sobre la fuerza de la adicción a la nicotina sí hay estudios confiables), acepta su lugar de paria y baja la cabeza sin defenderse. Como "todo el mundo sabe" que el humo ambiental es malo, y esto se repite aunque nadie lo sepa en realidad, el gobierno sonríe y dice que nos cuida la salud promoviendo la indefensión de los adictos al tabaco.

Por favor.

Sobre qué pensar críticamente


Todo debe criticarse. Y sólo vale la pena aceptarlo si supera la prueba de una crítica razonada y bien fundamentada y estructurada.

El pensamiento crítico no es sólo para los científicos, pero tampoco para quienes ocupamos algo de tiempo en desenmascarar engaños, mentiras, embustes y negocios hediondos del ocultismo. No se aplica sólo a un taradito que dice que por ser periodista puede corregir lo que saben todos los paleoantropólogos del mundo, o a un payaso primo suyo que se pasea por el mundo con una rama de perejil en la oreja. Se refiere a todo.

Es más, el pensamiento crítico se debe aplicar a todo: a las promesas de los políticos y a las promesas de empleo, a las palabras melosas al ligar y a las recomendaciones de curaciones milagrosas, a los anuncios de pisos de contactos y a la elevación a los altares de cualquier pisateclas que la industria editorial decida convertir en bestseller, a los vendedores de autos usados y a las inmobiliarias, a la televisión informativa y a la de entretenimiento, a los que anuncian desastres atroces y a los que dicen que el mundo va bien, tralalá... TODO debe someterse al análisis crítico racional, fundamentado, metodológicamente sólido y que no incurra en falacias.

El conformismo y la pasividad no crean seres humanos libres, crean esclavos.

¿Que una ministra con aspecto de fugada de un episodio de "Vaca y Pollo" dice que una guerra es fantástica porque bajarán los precios del petróleo? ¿Por qué la sociedad a la que quiso embaucar, incluidos sus compañeros de partido, no está llamando hoy a su puerta y pidiéndole que explique por qué carajos el petróleo está más caro que nunca?

¿Que Nostradamus dijo que oriente destruiría a occidente en 1999? ¿Entonces por qué los editores se lanzan felices a mercar libros de mamarrachos despreciables que siguen "interpretando" las profecías de Nostradamus sobre occidente en 2006? ¿Cuáles profecías, carajo? Si el asunto se acababa en 1999, ¿cómo es que hay profecías de Nostradamus para después de ese puto fin? El charlatanazo francés se equivocó, y a la mierda con él, supondría uno.

Pero el negocio Nostradamus sigue, y los adivinos y sus defensores y promotores perfumados se ponen como la loca si alguien les dice que están mintiendo, y lasexministras siguen medrando en la política y comiendo y bebiendo fino de los impuestos de sus súbditos.

Ahora suponga usted que llegara a una editorial un "libro de historia" que dijera con todaseriedad que Tutankamón fue alcalde de Navalperal de Pinares en tiempos de Aníbal y que Isabel la Católica era licenciada en contabilidad y comercio titulada en Cambridge... ¿Lo publicarían? Es de dudarse. Y si lo hicieran, ¿no habría más de una nota en los periódico diciendo que ese libro miente? ¿Cómo veríamos si el autor de tal obra de la estupidez-historia reaccionara diciendo que las críticas tienen por objeto "azuzar" a las chusmas para "matarlo", o que son producto de la "envidia"?

En el mundo del ocultismo sí pasan esas situaciones absurdas y, para remate, los interesados exigen que no se les critique. Cuando alguien lo hace, entran en ataques de histeria prolongada y ruidosísima, arrancándose a puñados los pelos de los sobacos y gritando que los "inquisidores" (léase, los que no están de acuerdo con ellos y demuestran que mienten) persiguen a las pobrecitas víctimas que son ellos y sus millones.

Pero las cosas del ocultismo no son tan complicadas.

Vea desapasionadamente una de las Caras de Bélmez®. ¿Es una cara? ¡NO! Véala bien.No es una cara. No es como una fotografía. No es una representación fiel como un retrato de un pintor medianón. No tiene ni la calidad de los retratos que nos pueden hacer al carboncillo en Las Ramblas de Barcelona por unos pocos euros. ¡Es unpatético dibujete malhechote de una cara! Nada más.

Vea alguna foto de ovnis: ¿son fotos de naves extraterrestres? ¡NO! Son fotos de borrones, manchitas, luces u objetos que tal vez se deban estudiar, pero no partiendo de la base de que son naves llenas de extraterrestres de otras galaxias que hacen el viaje para hacer espectáculos bobos con el único objeto de que los misteriólogos tengan plata para comprarse trajes caros.

Pero los medios, los profesionales del misterio y una cierta presión social se ocupan no sólo de perpetuar las supersticiones, sino de multiplicarlas, defenderlas y difundirlas.

Los misteriosos escépticos y el pensamiento crítico


En Estados Unidos, la voz de la razón ante las tonterías sociales e institucionalizadas han sido generalmente personajes, digamos, entrañables, educados, atentos, corteses y urbanos. Paul Kurtz, presidente de CSICOP (el Comité para la investigación científica de las afirmaciones sobre lo paranormal) y fundador del Center for Inquiry, es un filósofo racionalista de primer orden, pero también es un caballero de conducta exquisita, amable, simpático y que no tiene una palabra dura para nadie.

Esa organización escéptica a la que los más ruines llaman "secta terrorista paramilitar de ultraderecha" (qué suerte tienes, Manolo, que se lo dices a otro y te teleportan ante un juez tan rápido que dejabas atrás los caros zapatitos) fue fundada por ése y otros personajes entrañables, sencillos, diplomáticos y serios.

Conozco a algunos. Ray Hyman es un psicólogo de amabilidad sin fronteras, pero que sabe estadística suficiente como para detectar fraudes científicos o paranormaleros.James Alcock es psicólogo social, mago aficionado y tiene un posgrado en física, con un claro aspecto y trato académicos. Mario Bunge es un brillante físico, filósofo y epistemólogo argentino y académico de primerísima línea, pero que no levanta la voz así le pisen un callo. Joe Nickell es un psicólogo y verdadero investigador de lo paranormal que es quizá un poco más duro porque tiene que enfrentar a los embusteros en su terreno con gran frecuencia.

Hay otros que no conozco o no conocí, como el matemático y divulgador Martin Gardner, Isaac Asimov, a quien nadie odió nunca porque "el buen doctor" era un pan recién hecho, o Carl Sagan, el científico sonriente que difundió la poesía del conocimiento y que ni en El mundo y sus demonios perdió la compostura.

El "bulldog" del grupo es James Randi, al menos en el sentido en que Thomas Henry Huxley fue el bulldog de Charles Darwin en la defensa de la teoría de la evolución de las especies. Pero James Randi es mucho más suave que Huxley, no es tal "bulldog" y lo saben todos los que lo conocen.

Randi es pequeño y canadiense, dos cosas que en Estados Unidos ya juegan contra uno. Debe medir 1,65 y es ahora un hombre de avanzada edad, pelo y barba blancos, ojos azules y una gran compasión por las víctimas de la charlatanería. Su "gran pecado" ha sido decirle a los charlatanes "charlatanes", a los embusteros "embusteros" y a los héroes parapsicológicos de los medios como Uri Geller, "magos de escenario prostituyendo el noble arte del ilusionismo". Pero lo dice muy suavemente, e incluso pone al alcance de los paranormaleros un millón de dólares si pueden demostrar con hechos sus fantasías, todo sin darle puñetazos a la mesa, basado en sus largos años como mago en los escenarios, en una época bajo el mote "El Asombroso Randi" (los verdaderamente imbéciles dicen que Randi "se cree asombroso", sin saber que era un simple nombre escénico).

El emperador va desnudo


No sé en qué momento de mi vida me di cuenta de que no podía ser tan sereno, diplomático y ecuánime como otros. Las injusticias me cabrean y reacciono ante ellas con urgencia. Cuando se batalla así sea con palabras e ideas por la libertad, la educación o la salud de otros, lo que se juega es demasiado valioso como para perder el tiempo en caravanas a los que son, precisamente, enemigos de la libertad, la educación y la salud de otros.

La cortesía es el gran lubricante social y debe usarse, bien y en gran cantidad, en el trato o interacción social: con los amigos, con un camarero, mesero, dependiente de tienda o cualquiera que trabaje ante el público, con clientes y proveedores, en lugares públicos, en fin. Uno debe ser educado y respetuoso cuando debe.

Pero cuando no se trata de interaccionar socialmente, sino de denunciar embustes, la cortesía es no sólo innecesaria, sino profundamente hipócrita. Resulta muy difícil respetar a depredadores de la salud ajena que se fingen hipnotizadores y venden productos milagrosos, o que viven de promover "el misterio" animando a la gente a abandonar su capacidad de pensar críticamente.

Por eso me importa un rábano pequeño, rancio y podrido que algunos que cobran por engañar a la gente digan que "soy muy maleducadote". Debería serlo más, considerando el daño atroz que algunos le causan a sus víctimas y la urgencia que en ocasiones reviste el denunciarlos públicamente como un peligro para la salud, la educación y el libre pensamiento de las sociedades en las que medran. Y deberían avergonzarse por lo que hacen antes de andar dando clases de protocolo.

Enviarle una atenta notita al emperador informándole muy respetuosamente que se está paseando por las calles de la ciudad desprovisto de vestimenta alguna puede ser algo muy prudente y diplomático, pero para que todo el pueblo se entere de que no sólo el rey, sino todos los habitantes del pueblo han sido engañados por unos vendedores de paños con propiedades parapsicológicas, y por un rey más crédulo que un redactor de revista soplapitera, que no deberían dejar que los convirtieran en víctimas y que quizá aún pueden alcanzar a los sastres misteriólogos que han huido por allá con el oro de todos, es necesario gritarlo.

A mí me gusta como pocos personajes de la literatura el niño que grita: "¡El emperador va desnudo!" Y mientras más fuerte lo grite, mejor.

Sin proponérmelo, eso he hecho como periodista, como escritor, como persona activa en política y en mi trabajo contra el embuste concertado. Me enfurecen la injusticia, el engaño y la falsedad, me duelen las víctimas a las que he visto perder dinero y salud a manos de falsarios sin corazón, me indignan profundamente las víctimas emocionales, sexuales, económicas y morales de los gurús y de los que viven de hablar y escribir a favor de los falsísimos "misterios" de tales gurús. Me cabrean la guerra, la muerte, el hambre, la injusticia, el racismo, el sexismo, el engaño, la prostitución del periodismo, la falta de libertades civiles y mil cosas más. Y por más que lo pienso no encuentro motivo para ser hipócrita ante un embustero, cuando lo que me parece correcto hacer es decirle, y demostrar, claro, que es un embustero y que mientras más fuerte lo diga y más gente se entere, menos víctimas tendrá.

Con medio siglo a cuestas, no veo motivo para cambiar y sí veo muchísimos motivos para seguir siendo bruscamente sincero. Si opino que alguien es un soplapitos potente con el cráneo lleno de telarañas y una mala fe del tamaño del Coliseo romano, no tengo por qué decir que "tengo alguna duda de su capacidad y sinceridad". Si veo que alguien es un mentiroso descarado, desvergonzado y altanero, no pienso señalar que "es posible que falte a la verdad". Es un puto mentiroso descarado, desvergonzado y altanero, no hay más, y hay que decirlo y demostrarlo en voz muy alta, para que lo oigan quienes corren el riesgo de creer en sus mentiras.

No puedo menos que entusiasmarme ante otros que gritan sin duda más fuerte y mejor que yo.

El pensamiento crítico y Penn & Teller


Penn and Teller son un dueto de magos estadounidenses que se decantaron siempre por lo escandaloso, por hacer trucos con sangre, vísceras o moscas, o por practicar ilusiones peligrosas que le han costado la vida a más de una docena de ilusionistas: aquélla en la que el mago "atrapa con los dientes" una bala que se le dispara a una distancia de pocos metros.

Penn and Teller no sólo entretienen, buscan dejar huella y provocar el choque en el público, el escándalo y la sorpresa. Ambos son humanistas, ateos, racionalistas y admiradores de Houdini y de Randi. El alto y gritón del dueto, Penn Jilette, es además un libertario político muy activo, Teller es un libertario un poco menos ruidoso, pero no menos apasionado.

Como aficionado al ilusionismo que siempre he sido, cuando vi por primera vez los números de Penn y Teller hará unos 20 años, me parecieron (y a muchos) lo primero realmente novedoso, propositivo y original que se veía en la magia de escenario en mucho tiempo.

Hace algunos años, me enteré que Penn y Teller eran miembros del plácido y amable CSICOP (no es crítica, para nada, los admiro y respeto a todos, reconozco el valor del trabajo que ha hecho la organización y a algunos como Kurtz y Randi los estimo de corazón, pero están muy lejos de ser los monstruos que pinta la mitología ocultista paranoide e interesada).

Hace quizás un año supe que Penn y Teller habían hecho un programa llamado Bullshit!(literalmente "mierda de toro", y, en lenguaje coloquial, forma grosera y bastante poco educada de decir en inglés "mentira", "pamplinas" o "falsedad"). Pensé en UN programa único como es el caso de sus especiales de magia (digamos Off the deep end), pero pronto me enteré que se trataba de una serie de la que se han producido ya tres temporadas (2003, 2004 y 2005) y que iniciará su cuarta temporada en abril de 2006, y pude ver los DVD de las tres primeras temporadas.

El programa ha tenido un éxito asombroso, pese a transmitirse en un canal de cable especializado (Showtime) y de abundar en advertencias sobre el "lenguaje adulto", "contenido sexual", "contenido sexual fuerte" y "desnudez", que que se utiliza porque no sería razonable hacer un programa sobre los mitos referentes a la sexualidad, el cuento del yoga tántrico o los puticientos productos falsos para el "crecimiento del pene" que se ofrecen, sin mostrar gente desnuda, supone uno, pero eso sigue siendo aterrador en el país del puritanismo. Se habla del programa en muy diversos foros, se distribuye en plataformas P2P usadas para compartir contenido sin permiso de los autores, como Emule, Bittorrent y otras, se le cita, interesa, ha ganado premios.

Me parecieron programas geniales. Me divirtieron enormidades, como me divierten Penn y Teller haciendo magia. Me gustaron pero, por encima de todo, me parecen una labor de divulgación de primerísimo nivel y de una enorme importancia para cualquier sociedad del siglo XXI, aunque hay pocas esperanzas de verlo en las pantallas hispanoparlantes (América Latina y España), dado su lenguaje y estilo general.

¡Eso  es ser ya no un bulldog, sino un mastín!, es lo primero que pensé. No se detienen en cortesías, no pierden el tiempo en diplomacia vacía al estilo Chamberlain. Gritan (bueno, Penn grita, Teller nunca habla en el escenario ni ante las cámaras) "¡El emperador va desnudo!", o más bien gritan: "¡El hijo de puta del emperador que se da la gran vida con los impuestos que nos arranca vilmente va en bolas, enseñando el pito y quedando como un descerebrado porque le han visto la cara de pendejo dos tejedores de paños paranormales!"

Que es lo que también hay que hacer, sin excluir otras formas de divulgación de los hechos desnudos del emperador.

No solamente enfrentan la bullshit, las mentiras cochinas de los "síquicos" o videntes, de la hipnosis, de los contactos extraterrestres y demás platillos habituales del menú ocultista, sino que tocan otros temas de las pamplinas del siglo XXI, como los engaños crecepelo, el agua embotellada (el timo del siglo), el negociazo de "la autoayuda", los milagros para hacer crecer el pene, la "defensa de los animales" mal entendida, las histerias medioambientales y un larguísimo etcétera.

¿Estoy de acuerdo en todo lo que han dicho Penn & Teller en los 39 programas de media hora ya emitidos? Por lo dicho al principio de esta entrada, es obvio que no. Quienes compartimos la pasión por el pensamiento libre y crítico no compartimos todas las opiniones y todos los pensamientos de los demás en lo social, en lo politico, en asuntos de fútbol o de puericultura, por decir algo. Eso no sería pensamiento crítico ni libre, sería como hacen los paranormaleros, misteriólogos, brujoides, ovniorates y demás fauna ocultista que se apoyan ciegamente entre sí y nunca aceptan que alguno de sus colegas sea un soplaflautas.

No estoy 100% de acuerdo con todo lo que diga ninguna otra persona. Pero sí estoy de acuerdo con la gran mayoría de los enfoques de Penn y Teller, y estoy totalmente de acuerdo con su estilo como forma de televisión útil para transmitir un mensaje importante.

El mensaje "A usted lo quieren engañar" me parece lo bastante importante. El mensaje "No debe tener miedo a pensar críticamente" me parece esencial. El mensaje "Algunas estupideces le pueden costar la vida, la salud, la libertad o parte de ella" es urgente hoy en día.

Los capítulos de Bullshit! sí me parecen un ejemplo excelente de lo que debería ser la presencia de los defensores del pensamiento crítico y libre en los medios de comunicación: disecar vacas sagradas sin piedad alguna, en un tono divertido, irreverente y directo, y al mismo tiempo ofrecer datos contundentes y demostraciones claras, echar mano de los científicos pero no pretender ser académico y, en resumen, comunicar claramente conceptos bien sustentados que puedan entender, sobre todo, los jóvenes.

Los medios tienen sus códigos, y Penn & Teller han conseguido usar los códigos de la televisión de manera brillante, con un estilo visual claro y singular, con una visión sin concesiones a la estupidez y sin considerar al televidente ni como tonto ni como consumidor, sino invitándolo desde el principio a que ejerza el libre pensamiento crítico que ya tiene y usa en otros casos para analizar cualquier tema, sin censuras ni falsos desmayos falsamente virginales, en un lenguaje duro, tan duro como sea necesario por la urgencia social que reviste el impulso conjunto de las pseudomedicinas y antimedicinas, del creacionismo, de los personajes mediáticos vendedores de basura paranormal y de una educación pública en picada.

A no dudarse, eso sí, los soplapitos españoles, de piel tan delicadita que no toleran que les digan "ignorantes" pero que no tienen problema en llamar a sus críticos "cabrón de mierda", "fascista" o "miembro de ETA", romperían a llorar en los hombros de sus abogados si se les describiera con toda precisión lingüística como Penn & Teller describen a los sacaplata estadounidenses.

Quizá algún día en otros países tengamos nuestro "Bullshit!", según nuestra forma de ser y ver el mundo, pero siempre diciendo que todos tienen el derecho a pensar, y todostienen derecho a pensar críticamente sobre todo, y el derecho a hacerlo con base en loshechos y no en las fantasías de cualquier asno arrogante y pomposo con alergia al trabajo que, si se le mira con un poco de objetividad, queda claro que es menos confiable que un paracaídas de papel higiénico.

Tales asnos arrogantes y pomposos pueden autoproclamarse "investigador", "vidente", "brujo", "telépata", "médico alternativo", "ufólogo", "contactado" o cualquier otra chifladura, y reclaman el uso en exclusiva de los medios para alimentar sus fantasías al público, con la coartada de que sus estupideces y mentiras venden publicidad y libros... ¡como si no hubiera cosas un poco más importantes que conseguir que un periodista prostituido venda cositas y se sienta importante o que cualquier friki haga lo propio con cualquier trola que se le ocurra!

Si usted llegó hasta aquí, el único punto es éste: No espere a mañana para empezar a pensar sobre los asuntos que le dan por hecho y que "todo el mundo sabe". Quizá no sean ciertos.

Ateísmo y escepticismo militante


Mauricio-José Schwarz
El surgimiento de un movimiento ateo más militante, más presente que nunca en el debate de la sociedad, como consecuencia obvia del creciente número de personas sin creencias religiosas o teístas en las sociedades occidentales, hace necesario definir las metas y límites que puede tener, en todo caso, la promoción de estas visiones en nuestra sociedad. Y ahora que se acerca julio, cuando escribo menos que nunca y los tarados profesionales empiezan a soñar con que me callaré de una buena vez, quiero dejar esta reflexión en el blog.

Estaba viendo el documental Atheists del programa australiano Compass del 29 de marzo cuando vi que algunos de los participantes suponían que la labor del ateo militante es, de alguna extraña manera, "desconvencer" al creyente e incluso, se utilizó la palabra literalmente, "convertirlos".

El diccionario de la RAE, generalmente lamentable, afirma que convertir es "Ganar a alguien para que profese una religión o la practique". Es decir, el paso de la infidelidad a la religión o el salto de una religión a otra es una conversión, pero difícilmente se puede comparar eso con dejar de lado la fe y optar por el pensamiento crítico y racional.

Ciertamente, los teístas y religionistas suelen afirmar que el ateísmo es una forma de fe o de religión. Eso equivale a decir que ser abstemio es "una forma de alcoholismo" o que usar guantes para manipular objetos calientes es "una forma de quemarse". Si la fe es creer sin necesidad de la razón, negarse a creer a menos que haya razones no es fe, es, precisamente, lo opuesto.

Por dejar claros los términos, al decir "ateo" no quiero decir alguien que "no cree en dios", o que "no cree en ninguno de los miles y miles de dioses soñados por los hombres" o que "afirma que no existen deidades". No. Lo que quiero decir es que ateo es alguien que no acepta ninguna proposición sin evidencias que la sustenten. Para el ateo, los dioses están en la misma categoría que el ratoncito Pérez, los pitufos y los monstruos de la mitología griega, y no percibe diferencia entre Zeus, Quetzalcóatl, Mithra, Wakantanka y el dios islamojudeocristiano.

El ateo tampoco es quien le dice a los creyentes "eres tonto por creer en esto", como incluso algunos ateos creen. El debate no se da a nivel de creyentes, que en todo caso podrían ser vistos más como víctimas o consecuencia del poder terrenal de las religiones que como sus causantes. El debate, cuando lo hay, es con las jerarquías religiosas (en general renuentes al diálogo) y con creyentes más o menos fanatizados que se ocupan de la lucha contra los ateos, aunque casi siempre con escasas armas argumentales e invariablemente sin evidencias que sustenten la creencia en ninguna deidad.

La militancia atea, por lo mismo, no es una práctica de fe que pueda ser sujeta del evangelismo al estilo de los Testigos de Jehová, aunque el cineasta John Saffran , harto de que los mormones le llamaran a la puerta con su rollo, optó por viajar al centro del mormonismo, a Utah, para ir de puerta en puerta tratando de convencer a los mormones sobre el ateísmo y arriesgarse a tragar dientes en varios momentos. Como broma es buena, pero no tiene referente en la realidad. Y tampoco es persecución religiosa, aunque los jerarcas poderosos suelan hacerse las víctimas con gran habilidad interpretativa, cuando hay medios de comunicación en los alrededores.

Los blogs y páginas del ateísmo (y por consecuencia de buena parte del escepticismo) militante tienen generalmente objetivos bastante claros que nada tienen que ver con "convencer a los fieles", que por otra parte merecen todo el respeto (a diferencia de los promotores de la fe y los defensores de la barbarie religionista, que creen que son atacados "por sus creencias religiosas" cuando, en todo caso, se les critica por otras situaciones, como asesinar infieles en actos terroristas, violar a niños, cercar con muros a sus enemigos, humillar a los diferentes y ser insolidarios y exclusivistas, todo ello relacionado con la fe, pero que no es en sí la creencia o no en un dios).

El primer objetivo sin duda alguna es romper el tabú del ateísmo, de su existencia como factor en nuestras sociedades. Hasta ahora, todas las religiones, sus jerarquías y sus fanáticos, han predicado alegremente contra el ateísmo. El mismo papa católico que celebra el "ecumenismo" que implica reunirse con rabinos judíos, imames musulmanes, popes ortodoxos, pastores protestantes y lamas budistas se ceba con los ateos y los acusa, como en su momento a los judíos, de todos los males del planeta. Y, hasta ahora, los ateos han callado y guardado su lugar subordinado en la sociedad. No creer ha implicado en gran medida no hablar del tema, so pena de "ofender" a los creyentes en una u otra religión al tiempo que se toleran todo tipo de calumnias, ofensas y mentiras.

Esto es inaceptable en una sociedad civilizada. Una sociedad tolerante y plural con todas las creencias religiosas debe ser igualmente tolerante y plural con quienes no tienen creencias religiosas. Salir a la calle y decir, como lo han hecho los buses ateos lanzados por todo el mundo: "probablemente dios no existe", "no se necesita a dios para ser bueno", o "si no crees en dios no estás solo", es considerado inaceptable por los mismos que intentan avanzar el poder religioso sobre la sociedad civil. Esa reacción virulenta es una expresión clarísima de intolerancia contra la expresión de ideas no religionistas, síntoma de un problema social creciente de exclusión inadmisible.

Un segundo objetivo claramente identificado con el primero es precisamente decir a quienes no tienen creencias religiosas que son parte de un sector social tan respetable como cualquier otro, con una visión del mundo que comparten numerosos científicos, creadores artísticos, filósofos e intelectuales en todo el mundo.

Recuerdo cuando proclamé, a los 16 años, que en realidad nunca había creído y que, además, el dios católico me parecía una imposibilidad lógica por sus contradicciones internas. El cura que me había dado la primera comunión casi sufrió una apoplejía y me echó de la iglesia; por suerte la sotana (que todavía se usaba) le impidió darme alcance y propinarme una patada, que la intención la tenía, porque de haberlo logrado allí se arma la gorda. Mi familia entró en shock (rancia familia de la clase media católica, reaccionaria y asustadiza), mis amigos (tanto católicos como protestantes y judíos) me empezaron a mirar con desconfianza y, en general, mi base social se vio bastante debilitada. Encontrar en ese momento la filosofía de Bertrand Russell, y darme cuenta de que lo que yo pensaba ya lo había pensado antes, y con más rigor, un personaje admirable en otros muchos sentidos (como pacifista, como promotor de la libertad, como socialista parlamentario, como profundo matemático y lógico) fue muy bienvenido. Los jóvenes ateos deben saber de esto.

Los ateos estamos en la sociedad. Y no vamos a desaparecer, por el contrario, ya lo decía, nuestro número va en aumento. Y no vamos a tolerar que se nos llame inmorales, se nos acuse de atrocidades o se reinvente la historia para ocultar la barbarie religionista endosándonosla. En ese sentido, la militancia es un "Basta ya".

El tercer objetivo que me parece claro de la militancia atea o escéptica es también individual: darle a quienes no han decidido creer ciegamente en ninguna religión, datos sobre esta otra cosmovisión que debe tener en cuenta. Vivimos un mundo en el que se habla de "libertad de creencias" mientras a los niños se les impone brutalmente una religión desde su nacimiento mismo, se les somete a indoctrinación acrítica, se les habla mal de quienes tienen otras creencias, se les escamotean datos sobre las miles de religiones que hay en el mundo y sobre la vida sin religión, y luego se les lanza, en varios casos fanatizados, al mundo. Eso no tiene ningún parecido con el concepto de "libertad" al que se acogen los indoctrinadores.

Presentar un caso no es intentar convencer, por supuesto. Mientras el cura del catecismo, el rabino de la yeshiva o el shaykh de la madrassa tienen por objeto convencer al alumno, domarlo, atemorizarlo, limitarlo y evangelizarlo para "tenerlo para siempre" como decían los jesuistas, el ateo militante busca el objetivo mucho más complicado de motivarlo a pensar por sí mismo y cuestionar cuanto le rodea, incluido el ateísmo, por supuesto.

El pensamiento libre es anatema para todas las religiones, que históricamente han acudido a la eliminación física de quienes promueven el pensamiento libre, piensan con libertad o actúan libres de las religiones. Esto es lo que se conoce con la frase, jesuítica, me parece, de "confundir la libertad con el libertinaje", es decir, ser tan libre que uno no esté atado a la iglesia, lo cual es un exceso de libertad inaceptable para la religión.

El cuarto objetivo del ateísmo militante ya no es individual, sino social, e implica dos frentes distintos, el educativo y el legislativo. En el primero, está la defensa de la educación ante la injerencia de las iglesias (todas) y las creencias irracionales (todas) en la formación de los niños y jóvenes. La escuela no es, ni debe ser, un lugar de culto religioso ni de difusión de las creencias de una sola religión, como las iglesias no son escuelas (a despecho de los intentos de Pancho Villa). En todo caso, los alumnos se podrían beneficiar mucho de un curso de religiones comparadas, mismo que evidentemente ninguna jerarquía religiosa aceptaría. Los intentos religionistas de intervenir en la educación por medio de argucias diversam, como el "diseño inteligente", son simplemente una forma de coartar la natural curiosidad científica de los más jóvenes.

La contraparte de esta lucha contra el abordaje religioso de la educación está en la promoción continua e incesante de una mejor y más amplia formación científica para alumnos de todas las edades y todas las orientaciones profesionales, el ejercicio del pensamiento crítico, la comprensión de la lógica, el conocimiento de la historia y los métodos de estudio de la realidad (experimentación, documentación, uso multidisciplinario de técnicas diversas) estimulando la curiosidad, la capacidad de cuestionamiento, la inquietud intelectual y las diferencias personales de los alumnos. Enseñar cómo buscar el conocimiento ejercitando el pensamiento riguroso antes que dar indoctrinación y limitar la enseñanza a la simple memorización de datos.

En el segundo frente están tanto la creación de las leyes como su aplicación efectiva. Día a día, las religiones dominantes en distintas sociedades pretenden controlar la vida de todos los habitantes de dichas sociedades (creyentes o no en dicha religión mayoritaria) por medio de leyes que imponen, de facto, una teocracia que desplaza al gobierno civil, democrático y flexible. Los fanáticos judíos en Israel, los fanáticos islamistas en Egipto, los fanáticos cristianos en Estados Unidos o los fanáticos católicos en España, por poner sólo unos ejemplos, son declarados enemigos del poder civil, de la democracia y de todo concepto surgido ya no de las filosofías del siglo XIX-XX, sino de la propia Ilustración, del enciclopedismo y de la revolución francesa.

El ateísmo militante tiene la misión de proponer y apoyar la legislación que se base en conocimientos reales, en evidencias científicas y en un consenso laico antes que en creencias irracionales, religiosas o no, al tiempo que luche contra toda ley que implique la disminución de las libertades y derechos individuales y favorezca el control moral, económico y político de cualquier religión.

Pero al mismo tiempo, y por curioso que parezca, esto implica defender a los practicantes de otras religiones que pueden verse (como ha ocurrido históricamente) convertidos en blanco de odios y en chivos expiatorios o cabezas de turco de uso común para los religionistas. La pluralidad religiosa en un estado civil debe contemplar y tratar igualmente a los creyentes o jerarcas de todas las religiones, y a quienes no tienen creencias. Esto no sólo implica respetar sus prácticas, sino llevarlos por igual ante la ley cuando dichas prácticas contravengan las leyes, sin otorgar esa impunidad que suelen disfrutar los jerarcas de las religiones dominantes.

Si parte de la militancia atea es política, se debe a la cercanía que siempre ha tenido la religión con el poder político, que en España conserva, como ejemplo, rasgos ya superados en otras democracias, incluido un generosísimo financiamiento con fondos públicos a actividades que tienen, todas, un fin evangelizador incompatible con úna sociedad civil donde la religión es asunto de cada persona, sin imposiciones.

Evidentemente, este breve resumen de algunas ideas no impedirá la calumnia, la mentira, la agresión y las ofensas contra el ateísmo militante y quienes nos definimos como ateos militantes, ni menos aún que existan malentendidos respecto de los objetivos que buscan quienes somos ateos de modo abierto y claro, pero al menos queda como referencia para no tener que explicarlo incesantemente en el futuro.

lundi 4 février 2013


Les patients de Freud - Destins

Mikkel Borch-Jacobsen. Éditions Sciences Humaines, 2011, 224 p., 14 €

Note de lecture de Jacques Van Rillaer - SPS n°302, octobre 2012
La biographie de Freud et d’une dizaine de ses patients (cf.Études sur l’hystérie et Cinq psychanalyses) ont donné lieu à une quantité énorme de publications. Borch-Jacobsen a néanmoins réussi à composer un ouvrage tout à fait original et qui devrait faire date dans l’histoire de la psychologie et du freudisme. Jusqu’à présent, aucun livre n’avait présenté un nombre aussi élevé de patients de Freud (pas moins de trente-et-un !) et très peu avec autant de rigueur.
L’auteur, qui a une formation de philosophe et d’historien, est professeur à l’Université de Washington, ce qui lui a donné l’occasion de travailler aux Archives Freud, déposées à la Bibliothèque du Congrès à Washington1. Il a eu accès à de nombreux documents non encore publiés, en particulier des entretiens de Kurt Eissler, le secrétaire des Archives, avec d’anciens patients de Freud et leurs proches.
L’auteur a rassemblé une documentation exceptionnelle. Il s’est limité à des personnes venues chez Freud pour une thérapie (à partir des années 1920 Freud s’est pratiquement limité à des analyses didactiques de futurs disciples2). On savait par quelques journaux d’analyse publiés par des psychiatres venus faire leur didactique chez Freud que sa pratique différait des règles qu’il avait publiées et qui sont devenues celles de l’Association internationale de Psychanalyse. Le présent ouvrage montre que Freud était encore plus interventionniste avec des patients qu’avec des élèves. Tantôt il interdisait d’avoir des relations sexuelles ou de se masturber, tantôt il conseillait de se marier et d’avoir des enfants (ce qui s’est avéré plusieurs fois catastrophique pour les intéressés). On apprend à quel point Freud était money-minded, selon l’expression d’un patient. Freud a traité surtout des juifs autrichiens, riches ou richissimes (par exemple Fanny Moser, qui semble avoir été la femme la plus riche d’Europe centrale). Beaucoup étaient des « névrosés dorés », nullement représentatifs des troubles mentaux du genre humain. Les honoraires étaient extrêmement élevés (à partir des années 20, Freud n’acceptait que des clients payant en devises étrangères au moins 10 $ la séance). Le coût total était généralement astronomique, car Freud imposait un minimum de six séances par semaine, mais parfois jusqu’à douze, et la cure durait des années. Ce fut le cas par exemple pour Elfriede Hirsfeld souffrant d’obsessions-compulsions : un traitement de sept ans à raison de neuf à douze séances par semaine (au total 1600), un traitement qui échoua.
Autres découvertes : Freud, qui écrivait en 1917 que la psychanalyse ne pouvait aider les psychotiques, a cependant essayé d’en traiter (par exemple, de 1925 à 1930, Carl Liebman, qui finira à l’asile). Il demandait à ses riches patients de faire des cadeaux pour qu’ils ne souffrent pas d’un sentiment de gratitude à son égard. À la baronne Marie von Ferstel, qui souffrait de constipation, il avait prescrit : « Vous devez apprendre à lâcher quelque chose ! Vous devez donner plus d’argent, par exemple ». Elle lui avait alors offert une villa dans une station de vacances (qu’il s’empressa de vendre)… sans effet laxatif réel. Plus tard, elle qualifiera Freud de « charlatan », une expression qu’utilisera aussi le baron von Dirsztay après 1400 heures d’analyses qui, disait-il, l’avaient « détruit ».
La leçon la plus importante de cette enquête est un paradoxe. Freud n’a obtenu quasi aucunsuccès thérapeutique avec des patients ayant des troubles sérieux. La plupart ont vu leur états’aggraver. Certains ont fini à l’asile, d’autres se sont suicidés (sur les trente-et-un patients, trois suicides réussis, plus quatre tentatives). Malgré cela, Freud paraissait un génie révolutionnaire aux yeux de l’avant-garde viennoise, tout comme Lacan à Paris il y a un demi-siècle. Bon nombre de ses patients lui ont voué un véritable culte, malgré l’absence de résultats thérapeutiques. Pour eux, la cure était devenue leur mode de vie. Par contre, la plupart des proches des patients étaient très mécontents. Ce fut le cas du mari de la baronne Anna von Lieben, qui fit arrêter le traitement après six ans d’une analyse qui n’avait pas pu la délivrer de sa morphinomanie (au contraire, Freud accompagnait la cure par la parole d’injections de morphine).
L’ouvrage devrait intéresser les démystificateurs du freudisme, mais aussi des psychanalystes qui y découvriront comment Freud travaillait effectivement. Il devrait également intéresser les lecteurs de Science et pseudo-sciences, qui verront à quel point l’histoire peut s’avérer efficace pour dévoiler des supercheries. Ils verront aussi qu’un thérapeute ne doit pas réellement soigner pour garder des patients dans ses filets.
1 Nous avions rendu compte de son ouvrage (écrit avec S. Shamdasani) Le dossier Freud : enquête sur l’histoire de la psychanalyseSPS n°272.
2 Pour ces clients, voir : P. Roazen (1995) How Freud worked : first-hand accounts of patients. Jason Aronson. Trad.,Dernières séances freudiennes. Des patients de Freud racontent. Paris : Seuil, 2005, 352 p.

lundi 21 janvier 2013


 UNA CARTA DE LA UNIÓN HUMANISTA FINLANDESA:
Apoyen a Sanal Edamaruku

       

Queridos amigos, 
Les escribo en mi calidad de presidente de la Unión Humanista Finlandesa, como asociado honorario de la Unión Racionalista Finlandesa y como amigo cercano de Sanal Edamaruku desde hace décadas.
Como ustedes sabrán, Sanal está viviendo en Helsinki desde Junio del 2012. Me alegra que la Unión Humanista Finlandesa tenga las posibilidades de ofrecerle una base segura, aunque modesta, fuera de la India en donde él está librando una batalla legal por el caso de blasfemia de la que lo acusan unos fanáticos religiosos apoyados por la iglesia Católica Romana. Este caso, basado en las leyes draconianas de tiempos coloniales, está amenazando la libertad de Sanal e incluso su vida, pues hemos obtenido información confidencial de un plan para atacarlo en caso de lograrse el arresto. A pesar de esta escandalosa violación a los Derechos Humanos que lo ha traído a trabajar en el extranjero, nos consideramos muy afortunados pues su presencia está enriqueciendo e inspirando el humanismo finlandés y ha ahondado nuestro conocimiento sobre la India y el trabajo parteaguas de la Indian Rationalist que se está realizando bajo la guía de Sanal desde hace más de tres décadas. Durante los seis meses de su exilio, Sanal no solamente no sha inspirado aquí en Finlandia, sino a racionalistas, escépticos, secularistas e humanistas en muchos países europeos entre los que están Polonia, España, Suecia, Dinamarca, Alemania, Irlanda y el Reino Unido, en donde ha dado conferencias públicas y ha conocido a escritores, artistas, políticos y líderes de varias organizaciones. La gira de conferencias a otros países está planeada. En los próximos meses Sanal planea viajar a Estados Unidos, Sudamérica, Australia y algunos países asíáticos.
Sanal se encuentra actualmente desafiando (e incluso disfrutando) el frío invierno de Finlandia mientras usa su exilio intensamente trabajando productivamente.  Además de sus conferencias y muchos otros proyectos, está ocupado escribiendo dos libros. Pero todo esto no lo hace olvidar por un momento su misión en la vida: está determinado a ayudar a la India a superar sus supersticiones y fundamentalismo, mientras desarrolla un temperamento científico, de responsabilidad y tolerancia. Está trabajando incansablemente para no permitir que los enemigos e la razón usen su ausencia para apretar el control que tienen en la India. Sanal ha movido energías enormes y ha desarrollado nuevas ideas para mantener contacto cercano con la base racionalista de todas partes de la India para alentar a sus colegas, guiándolos en su trabajo desde la distancia.
Siento que el tiempo ha llegado para que nosotros – la comunidad de racionalistas, humanistas, ateos, librepensadores, seculares, escépticos y cualquiera que sea nuestra denominación – nos unamos para apoyar estos esfuerzos. No se trata solamente de brindar apoyo a un hombre valiente, honesto e inteligente que ha dedicado su vida a la lucha por la causa que todos compartimos. Es sobre el paso histórico que puede hacer una enorme diferencia para el futuro de un país con más de un millón de habitantes.
Pensemos las cosas que se pueden lograr. Por el momento, tengo dos propuestas de acción inmediata:
1. Por favor escribe una carta al Primer Ministro de la India Dr. Manmohan Singh y solicítale que haga lo necesario para que el caso en contra de Sanal Edamaruku se anule para lograr su seguridad. La Unión Humanista Finlandesa ya ha escrito una carta en inglés que puede ser utilizada como modelo y se puede encontrar (presionando aquí).   
   
Marca copia de esta carta tanto al embajador, alto comisionado o Cónsul de la India en tu país así como al correo rationalist.international@gmail.com. La lista de direcciones y detalles de contacto de los embajadores, altos comisionados y Cónsules de la india en diferentes países la puedes encontrar en http://www.embassypages.com/india

2. Manda una contribución en apoyo a Sanal Edamaruku y su excepcional trabajo para el Racionalismo. Todos aquéllos que envíen su donación recibirán un correo de reconocimiento directamente de Sanal Edamaruku y una copia de mi libro "Educación Secular Ética" (en inglés, hasta agotar existencias). Para hacer una contribución, sigue la liga apretando el botón de abajo.
Manda una contribución en apoyo a Sanal Edamaruku y su excepcional trabajo para el Racionalismo. Todos aquéllos que envíen su donación recibirán un correo de reconocimiento directamente de Sanal Edamaruku y una copia de mi libro "Educación Secular Ética" (en inglés, hasta agotar existencias). Para hacer una contribución, sigue la liga apretando el botón de abajo.. 

mercredi 9 janvier 2013


 OTRA VEZ ESPERANDO UN PLATILLO VOLADOR...
De psicópatas, comerciantes y el gran negocio del día final
Sanal Edamaruku
(Escrito un día antes del fin del mundo, el 21 de diciembre de 2012)
20 de diciembre de 2012. La muerte está al acecho. Nuestro mundo llegará a un abrupto final mañana. Uno de los pocos lugares en la Tierra que será perdonado es la ciudad francesa de Bugarach, al suroeste de Carcassone. Anidada en las sombras de Los Pirineos se ubica este legendario lugar. Hace unos 800 años, el Papa Inocente III lanzó ahí una sangrienta cruzada para extinguir la herejía Cathar. Mañana se esperan aliens con platillos voladores para que rescaten a los elegidos. Temiendo lo peor, el presidente municipal de Bugarach ha solicitado a la policía que acordone el espacio en donde aterrizarán los alienígenas....
Las alarmas del fin del mundo se disparan con una regularidad incremental desde que Noé construyó el arca. La parte realmente predecible sobre los días del fin del mundo es: tan cierto como los huevos son huevos, siempre habrá un día después. En esta ocasión será el próximo sábado. El triunfo de la vieja y confiable realidad sobre las siempre nuevas y grotescas creencias paranormales deja, sin embargo, un sabor amargo. ¿Puedes menospreciar a esos millones de personas que corren y golpean sus cabezas en contra de la pared una y otra vez? Su innecesario sufrimiento es un recordatorio de que los enemigos de la razón son potencialmente armas de destrucción masiva que no pueden ser fácilmente desactivadas.
Las profecías del fin del mundo podrían no ser la parte más peligrosa del problema. Ya que siempre están ligadas a colisionar fuertemente con la existencia del mundo después de la hora cero, nos permite una mirada al proceso – aquí en cámara rápida – el cual regularmente sería tan lento como para entenderlo. Es el proceso de inmunización en contra de la razón.
Déjà vu: tomado de hace tomado de 58 años atrás, aquí en diapositiva congelada en el tiempo.
El 20 de diciembre de 1954, un pequeño grupo de personas se sentaron juntas y esperaron el gran evento. Esa noche, creían, una inundación destruiría la Tierra. Pero antes eso, un platillo volador aterrizaría justo en su jardín y los rescataría a todos llevándolos a un destino desconocido. Su líder, Dorothy Martin, un ama de casa en Chicago, clamaba haber contactado a los alienígenas del planeta Clarion, quienes la eligieron a ella como medium para las revelaciones. Quienes realmente creyeron en ella se prepararon para el gran viaje. Dejaron sus trabajos, escuelas, familias y regalaron sus propiedades. De acuerdo a su última instrucción, se quitaron todos los objetos metálicos de su cuerpo. El reloj marcó la medianoche, pero nada pasó. Simplemente no pasó nada. ¿Que harían ahora?
El psicólogo social Leon Festinger y sus colegas los observan. Leyeron en la prensa local sobre los mensajes misteriosos de la señora Martin, formularon una teoría sobre lo que sucedería y se infiltraron en el grupo. Dos años después publicaron un estudio parteaguas "Cuando las profecías fallan", ejemplificando con la señora Martin y sus creyentes lo que es "la teoría de la disonancia cognitiva". La teoría ofrece la clave para los mecanismos sociales y psicológicos detrás de la religión, mágico y varios patrones de comportamiento irracional. Festinger sostiene que la disonancia entre ideas, creencias valores o emociones encontradas causan una fuerte incomodidad alimentando el deseo para reducir dicha disonancia alterando y ajustando las cogniciones o añadiendo nuevas. El ejemplo más sencillo es el zorro de las fábulas de Esopo, el cual se convence a sí mismo de que las uvas que no puede alcanzar deben de estar amargas.
Nuestro grupito religioso, esperando en vano su viaje en esa noche de diciembre, se estresó profundamente cuando la realidad chocó fuertemente con sus queridas creencias en las que ya habían invertido mucho. No podían aceptar la realidad. Modificaron y ajustaron su creencia para reducir la disonancia. Al amanecer, horas después del tenso e incómodo silencio y del lloriqueo, los alienígenas le dictaron a la señora Martin la solución: ¡el dios, conmovido por la sinceridad del grupito abandonó su plan y salvó al planeta de la destrucción!. Esto lo cambió todo. Los creyentes, quienes anteriormente evitaban al público, salieron en estampida y comenzaron a esparcir "las buenas noticias" con vigor y entusiasmo. Convenciendo a otros, "probaron" para ellos mismos que todo estaba bien.

No todos los cultos del fin del mundo encuentran un final "feliz". Para grupos como el Templo de las Personas de Jim Jones o La Puerta del Cielo, la única opción fue cometer suicidio o asesinato masivo. Este no es un fenómeno nuevo. Hay registros del siglo V en donde se muestra el caso de un Rabbi Friskis en Creta, quien se autoproclamó Moisés y anunció que  partiría el mar y llevaría a sus seguidores a tierra santa. Por supuesto, en la realidad las aguas no lo obedecieron. Excepto por algunos hombres rescatados por los pescadores que cuentan la historia, todos los seguidores se ahogaron en las en las olas.

La señora Martin (quien pronto se convertiría en la Hermana Thedra) recreó el "día final" más clásico. Su platillo volador no es mas que una versión actualizada de El arca de Noé en el Génesis. Las profecías del día final se conocen desde hace miles de años en todas las religiones. En siglos recientes, las antiguas tramas sobre una deidad perfeccionando su creación haciéndolas más sensacionalistas con algunos elementos accesorios acordes a la época. Han habido OVNIs, abejas asesinas, el imperio mundial comunista o el imperio vaticano, agujeros negros o fallas globales de las computadoras. Sin embargo una cosa invariablemente permanece igual. Al menos desde que existen registros históricos, ninguno de los Apocalipsis predichos se han vuelto realidad. Pero eso no importa, pues siguen apareciendo y desapareciendo. El artista Loren Madsen ha listado más de 250 días finales que no han ocurrido.

En tiempos recientes, tales predicciones utilizan un alcance más allá del pequeño círculo de un grupo particular de religiosos. En 2011 Harold Camping, un presentador fundamentalista cristiano, fue capaz de generar histeria considerable anunciando el fin de los tiempos por fuego–azufre–plaga. Pero su plazo del 21 de octubre pasó sin ningún suceso relevante, algo muy similar a lo que le ocurrió el 21 de mayo de 1998 y el 6 de septiembre de 1994. También lo hizo Sylvester en 1999, a través del milenio hubo muchos incautos que temblaron de miedo por los cataclismos y la destrucción total de las computadoras en el "Y2K". Por ahora el drama se ha pospuesto para el 21 de diciembre de 2012.

El siguiente día final se espera que sea el bueno. No, el mundo tampoco acabará el 21 de diciembre de 2012. La tierra no colisionará con el obscuro planeta X y no será tragada por un agujero negro, ténganlo por seguro. Tampoco habrán tormentas solares, ni cambio de polos, ni erupción de súper volcanes. La noción de tales catástrofes amenazando próximamente no tienen base científica y se contradicen con las observaciones astronómicas más simples. Y sobre el calendario maya, de hecho no termina el 21 de diciembre. Los calendarios no terminan, solamente se reinician sus indicadores de cuando en cuando. Pero tal disparate ni siquiera es nuevo, el fenómeno pseudo–científico  del 2012 se ha esparcido gracias al internet y los medios masivos. La razón es sencilla, el día final es un día de bonanza. Nada vende mejor que el miedo.

La estrategia de mercadotecnia para la película hollywoodense de desastre "2012", estrenada en 2009 quitó todos los frenos en una agresiva campaña viral. La distribuidora Columbia Pictures trató sin escrúpulos vender la trama de la película como verídica, creando por ejemplo, un falso sitio web sobe el Instituto Humano de Continuidad que corría una lotería cuyo premio eran lugares para salvarse en colonias espaciales. Alcanzaron los 140 millones de visitas vía Internet, reproducciones móviles y en televisión. Valió la pena el gasto. La mediocre película logró producir $ 603,567,306 en las ventas fuera de Estados Unidos.

Antes del estreno de la película. David Morrison de la NASA reportó haber recibido más de 1000 solicitudes de personas que creyeron que el sitio era genuino. "Incluso he atendido casos de adolescentes que dicen que están considerando el suicidio porque no quieren ver cómo se acaba el mundo", dijo. "Creo que cuando mientes en el Internet y espantas a niños para hacer dinero, está muy mal desde el punto de vista ético". Hay un punto crucial. De hecho, creo que debemos considerar poner límites legales a quienes negocian con el miedo y la irracionalidad. No solamente en la industria del cine. Hay cuentas pendientes con quienes han negociado aprovechando la ola del "día final". Y no solamente con el "día final". Vender cosas desde búnkeres, brazaletes y curas milagrosas no sólo explotan a las personas; refuerzan masivamente los incapacitantes mentales que son los círculos viciosos de superstición en sus vidas. La generación de supersticiones está trabajando tiempo extra, incluso por medio de lo que considerábamos medios críticos y progresivos.


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