mercredi 13 juillet 2011

Croire : une tendance lourde
par Serge Larivée - SPS n° 284, janvier 2009
Serge Larivée est professeur à l’École de psycho-éducation de l’Université de Montréal depuis 1977. Depuis 30 ans, ses recherches portent sur l’intelligence ainsi que sur l’épistémologie, les fraudes scientifiques et les pseudosciences. Il a à son actif plus de 250 publications. Il a reçu le Prix Sceptique décerné par les Sceptiques du Québec en 2002
Au moins trois motifs sont susceptibles d’expliquer pourquoi la raison baisse les bras devant la croyance quelle qu’en soit la nature (religieuse, paranormale) : la satisfaction de l’homme à l’égard de sa propre pensée, la prééminence des émotions sur la raison et la fabrication de sens inhérente au travail du cerveau humain.

L’humain tend à se satisfaire de sa propre pensée

Que l’homme tende à faire confiance à sa pensée ne signifie pas qu’il soit imperméable au réel. S’il l’était, sa survie serait menacée. Ce que nous voulons signifier ici, c’est que le fait de croire en quelque chose donne un sens à l’existence et, ce faisant, influence nos comportements, même quand ladite croyance se révèle non fondée. Et plus les croyances sont ancrées profondément, moins elles supportent le changement.
Ce phénomène est même observable dans un domaine d’apprentissage où les émotions ne sont pas particulièrement fréquentes, le raisonnement scientifique. Ainsi, dans le cadre d’un apprentissage du schème du contrôle des variables [1], on a demandé à des préadolescents d’identifier les effets de plusieurs facteurs susceptibles d’influencer la vitesse d’une voiture de course dans un micromonde informatisé. Certaines croyances des sujets quant à l’importance des facteurs en jeu étaient fondées et d’autres pas. Lorsqu’ils sont confrontés à une démonstration invalidant leurs croyances, les sujets ne les abandonnent pas pour autant. Par ailleurs, même si les facteurs identifiés se sont révélés de plus en plus corrects au fil des séances, cela n’empêchait pas les sujets de conclure à l’importance de facteurs dont ils avaient auparavant démontré l’inopérance. En fait, tout se passe comme si les sujets ne renonçaient à leurs fausses croyances qu’avec le temps, et non sous l’effet d’un constat, la reconnaissance de leur invalidité ne semblant pas suffisante pour l’abandonner. On observe le même phénomène chez des étudiants universitaires en physique, que ceux-ci en soient à leur premier ou à leur septième cours [2].
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attitude scientifique ne s’apprend pas facilement. L’expérimentation ainsi que toutes les méthodes qui visent la vérification sont en effet soumises à certaines règles qui exigent un effort et une adaptation psychique ardus [3]. Par contre, nul besoin d’enseigner les méthodes préscientifiques, on y recourt spontanément depuis toujours. La pensée spontanée est en réalité étrangère à la démarche scientifique. Alors que la crédulité est naturelle, programmée et découlant de la constitution même du cerveau, l’esprit critique et le scepticisme supposent un certain apprentissage, un effort volontaire et une vigilance constante [4].

Les émotions priment sur la raison

Si, comme on vient de le voir, des « croyances » contradictoires peuvent coexister dans le cadre de l’apprentissage du raisonnement scientifique, il n’est guère surprenant que le rationnel et l’irrationnel se départagent si difficilement lorsque les émotions participent des croyances défendues. Par exemple, la recherche en psychologie sociale montre que dans plusieurs situations les émotions constituent un meilleur moteur de régulation sociale que la raison [5]. Ainsi, la contagion émotive inhérente aux diverses formes de rituels suscités par des gourous charismatiques est un phénomène connu. Les réunions animées par les preachers [6]] sont, à cet égard, exemplaires. Il arrive en outre que des individus réputés sceptiques adhèrent à certaines croyances pour des raisons psychologiques et émotionnelles qui les réconfortent à l’occasion d’événements difficiles à traverser (disparition d’êtres chers, peine d’amour).
Par ailleurs, ceux qui abandonnent une croyance, et plus particulièrement une croyance religieuse, le font essentiellement pour des raisons intellectuelles. Ils s’approprient alors les conclusions logiques de données (archéologiques, historiques, biologiques, psychologiques, etc.) qui déconstruisent les fondements même de la croyance en mettant au jour, par exemple, la genèse sociohistorique du développement des religions et de celle à laquelle ils ont adhéré.

La dissonance cognitive

Festinger définit la dissonance cognitive comme un état d’inconfort psychologique qui survient quand deux éléments de connaissance – Festinger parle de cognitions – sont en contradiction. Dans le cas le plus courant, l’opposition se produit quand une cognition (une opinion, une croyance) est démentie par un fait ou une information autre. Immédiatement se met en place le processus dit de réduction de la dissonance, qui consiste essentiellement à modifier un de ces deux éléments. La réduction se fait alors le plus souvent en niant ou en interprétant l’élément externe de façon à sauvegarder la cohérence de la représentation interne, ce qui conduit à une certaine déformation de la réalité extérieure.
Lorsqu’un des éléments est un comportement non conforme à l’idée que l’individu se fait de lui-même ou de ses attitudes – a fortiori si cela a lieu publiquement – la dissonance est d’autant plus inconfortable et le comportement plus difficile à nier. Un des moyens de réduire alors la dissonance, ou plus exactement de l’empêcher d’apparaître, consiste à chercher une cause extrinsèque au comportement, ou en d’autres mots à lui trouver une explication circonstancielle, susceptible de dédouaner l’auteur du comportement. Si cela n’est pas possible, la réduction de la dissonance débouchera sur la rationalisation du comportement problématique : l’individu tâchera d’ajuster ou de modifier ses valeurs, ses opinions ou son idéologie pour rendre congruent le comportement en question.

Le cerveau humain, une machine à fabriquer du sens

Évoquant les propos d’une médium-voyante sur la politique internationale, les cataclysmes, etc., tenus le 1er janvier 2000 à la télévision française, Henri Broch [7] se demande ce « qui pousse quelqu’un à proférer et/ou gober de telles imbécilités » (p. 109). Une bonne partie de la réponse à cette question réside probablement dans le fait que le cerveau humain sécrète du sens, et la croyance est la manière la plus rapide et la moins laborieuse d’en obtenir.
Dans Le cerveau social, Gazzaniga [8] propose que la formation des croyances chez les humains découle de la constitution même de notre cerveau et de son fonctionnement. La capacité de faire des inférences dévolue à l’hémisphère gauche « a libéré l’être humain de l’interminable corvée consistant à progresser par tâtonnements » (p. 138) et, comme il ne supportait pas la dissonance cognitive, il s’est trouvé du coup contraint de chercher des raisons à ses comportements. La théorie de la dissonance cognitive élaborée par Festinger [9] en psychologie sociale dans les années 1950, extrêmement féconde depuis lors, constitue en effet une brillante description du besoin de cohérence du cerveau (voir encadré : « La dissonance cognitive »).
« L’hémisphère gauche dominant est affecté à la tâche consistant à interpréter nos comportements patents autant que les réactions émotionnelles moins évidentes produites par ces différents modules mentaux de notre cerveau. Il élabore des théories quant aux raisons de ces comportements, et le fait à cause du besoin qu’éprouve le système cérébral de maintenir une impression de cohérence entre tous nos comportements [10] » (p. 111-113). À cet égard, la difficulté de ne pas confondre coïncidence, corrélation et causalité s’explique mieux lorsqu’on comprend que l’homme fait des liens et des inférences par automatismes cognitifs à propos de presque tout. En effet, on résiste fort à croire qu’une partie de ce qui nous arrive n’est qu’accidentelle et relève de pures contingences et du hasard. Croire que notre vie est parsemée d’accidents dépourvus de sens semble insupportable [11].
L’impératif et profond besoin de croire semble n’imposer aucune limite à ce que les individus peuvent inventer pour y arriver. Toutefois, le cerveau humain ne peut indéfiniment faire de nouvelles inférences à propos de la structure du monde. Économie d’énergie oblige, il doit porter son choix sur l’une d’entre elles. Une fois ce choix fait, s’installe alors chez le croyant un système cognitif plus ou moins fermé dont l’une des propriétés essentielles est d’écarter d’emblée toute donnée contraire aux postulats implicites de la croyance choisie. Ainsi, un système de croyances qui ne s’écarte pas trop de la réalité quotidienne peut constituer une façon de faire relativement bien adaptée dans la mesure où il favorise l’efficacité comportementale avec un minimum d’efforts cognitifs et adaptatifs. Par contre, un système rigide de croyances qui ne souffre pas la discussion peut déboucher sur le dogmatisme. À la limite, peu importe que les explications soient vraies ou fausses, l’important, c’est qu’elles soient satisfaisantes pour l’individu aux plans émotif et cognitif [12].
Pour expliquer pourquoi certains individus sont plus facilement influencés par le discours religieux, Parejko [13] relie l’omniprésence et la force du désir de croire à un programme émanant de la sélection naturelle. La « crédulité » serait ainsi, au même titre que d’autres traits humains complexes, un trait de caractère sujet à la sélection naturelle et comportant une composante héritable [14]. Un individu crédule peut se définir comme celui qui accepte d’emblée de croire à des événements extraordinaires sans exiger de preuves tout aussi extraordinaires.
S’interrogeant sur les raisons de la persistance des fausses croyances, Lester [15] adopte un point de vue évolutionniste et biologique. Comme tous les organes du corps, le cerveau a été façonné par l’évolution qui a retenu des solutions adaptatives, dont celle de permettre aux humains de rester vivants. Pour ce faire, les sens sont à cet égard les premiers outils. Ainsi, les premiers hominidés avaient intérêt à bien percevoir le danger (par exemple, la présence d’un lion) s’ils voulaient survivre, mais se fier uniquement aux sens comporte en même temps de sérieuses limites adaptatives. En revanche, les croyances issues de l’expérience (à titre d’extension de nos sens) peuvent s’apparenter à des connaissances et constituent à cet égard l’instrument de survie par excellence. Par exemple, nos ancêtres du Paléolithique augmentaient leurs chances de survie s’ils étaient fortement convaincus de l’existence du danger, même si leurs sens ne leur indiquaient pas la présence d’un danger immédiat. Au fil de l’évolution, les sens et les croyances sont demeurés essentiels pour la survie, mais se sont en quelque sorte spécialisés. Les sens permettent de nous adapter à partir de ce que nous percevons, alors que les croyances permettent, au-delà de nos sens, de donner du sens à ce qui nous arrive ou d’anticiper l’avenir. Les croyances n’ont donc plus besoin des sens pour fonctionner. Les croyances tiennent leur valeur de survie en ce qu’elles persistent même confrontées à des données contradictoires. En fait, en présence d’un conflit entre des faits et une croyance, le cerveau ne se tourne pas automatiquement vers les faits. Ce constat peut faire comprendre pourquoi des croyances rationnelles peuvent persister même en face de données contradictoires.
À cet égard, Dawkins [16] postule que le mécanisme de l’évolution, tel qu’il est modélisé dans le darwinisme, loin d’être limité aux phénomènes biologiques, commande également la dynamique culturelle. Autrement dit, le darwinisme ne peut être réduit au contexte étroit des gènes. Si les gènes sont en effet des réplicateurs, ils ne seraient pas seuls à jouer ce rôle. La transmission culturelle donne aussi lieu à une forme d’évolution en ce que les représentations culturelles seraient aussi des réplicateurs, c’est-à-dire des objets capables de produire des copies d’eux-mêmes, et que Dawkins appelle mèmes [17]. Un mème est tout aussi bien une recette de cuisine, une opinion, une théorie, les contes de fée, une croyance, une pièce de musique. On aura compris ici que la description des diverses cultures comme un ensemble d’unités qui forment, à l’instar des gènes au plan biologique, des unités culturelles (les idées élémentaires d’une culture) constitue une analogie. À l’instar des gènes, qui sont des unités qui se perpétuent en vertu de leur capacité à produire des répliques fidèles d’elles-mêmes, les mèmes se reproduisent de cerveau à cerveau essentiellement par imitation : « les bons réplicateurs culturels colonisent ainsi les populations humaines » (p. 32). Mais, dans tout processus de copie, il arrive que celle-ci ne soit pas tout à fait conforme à l’original. Dans le cas des gènes, on assiste alors à des mutations génétiques. Non seulement ce même phénomène est applicable aux mèmes, mais il est aussi plus fréquent. Dawkins reconnaît d’ailleurs que le processus de copie des mèmes est moins précis que celui des gènes ; chaque copie pourrait donner lieu à un élément mutationnel. Ainsi, certains mèmes mutants ne parviendront pas à se reproduire car personne ne les imite ; d’autres auront une durée de vie plus ou moins éphémère, par exemple les modes ; d’autres, enfin, ont une vie durable, l’idée de Dieu en est un exemple typique. Les mèmes, à l’instar des gènes, sont donc l’objet d’un processus de sélection avec un potentiel de survie plus ou moins fort.
Le mème de Dieu est à cet égard significatif. Qu’est-ce qui assure à l’idée de Dieu sa pérennité et son pouvoir de pénétration de l’environnement culturel ? La valeur de survie du mème Dieu provient de son énorme attrait psychologique. Il fournit en fait une réponse simple (superficiellement plausible) à des questions profondes et troublantes, à propos de la vie et de la mort. Entre autres, les religions suggèrent que les injustices terrestres seront réparées par la justice divine dans une autre vie. Les mèmes peuvent aussi augmenter leur chance de propagation en s’associant entre eux. Ainsi, les associations, répulsives (Dieu et enfer) et attractives (Dieu et paradis), se renforcent mutuellement, augmentant ainsi la probabilité de propagation du mème de Dieu dans le pool mémique. Enfin, avoir la foi, c’est se mettre dans un état d’esprit tel qu’on est prêt à croire quelque chose en l’absence de toute preuve, même quand des raisonnements logiques ou des faits interfèrent avec les affirmations dogmatiques inhérentes. Lemème de la foi aveugle décourage ainsi toute démarche rationnelle assurant du coup sa pérennité. La science n’est certes pas à l’abri de dérapages basés sur une « foi aveugle » en sa toute-puissance, mais heureusement le fonctionnement scientifique lui-même entrave la pérennité d’un tel aveuglement. Le caractère biodégradable des théories scientifiques en est probablement une bonne illustration.
Comme les croyances ont contribué à notre survie au cours de l’évolution, il n’est guère surprenant qu’elles soient biologiquement résistantes au changement. S’il existe un tel « instinct » de la foi, selon l’expression de Barrette [18], on comprend qu’il soit difficile d’y résister, qu’il soit plus facile de croire que de douter, que l’esprit critique et rationnel soit plus tardif dans l’histoire de l’humanité et dans le développement de l’homme et surtout moins populaire que les mythes et l’ésotérisme. Puisque nous sommes programmés pour croire, nous sommes particulièrement sensibles aux histoires qui répondent à ce que nous avons besoin de croire [19]. En fait, non seulement le croyant néglige plus ou moins volontairement les démonstrations qui prouveraient l’existence des objets de sa foi, mais advenant une démonstration scientifique, ces objets cesseraient d’appartenir au domaine de la croyance pour intégrer le domaine des connaissances.
Bien qu’il reste impossible d’être parfaitement objectif, il est souhaitable de tendre à l’objectivité dans le champ de l’acquisition des connaissances. C’est en effet le meilleur moyen d’éviter de prendre ce que nous voulons croire pour la vérité, ou pour éviter de trouver ce que nous voulons trouver plutôt que ce qui est [20]. Or, que font les approches qui gravitent autour du paranormal, des enfants du Verseau et du new-age ? Elles laissent l’impression qu’elles peuvent réconcilier la subjectivité et la raison, que le vouloir croire et le vouloir la vérité sont tout à fait conciliables. Mais c’est peine perdue : l’ésotérisme et la science constituent deux démarches inconciliables qui ne peuvent s’amalgamer dans un même discours. La source de cette opposition réside dans les méthodes que l’humanité doit suivre pour obtenir des connaissances fiables. L’ésotérisme, tout comme la mystique d’ailleurs, valorise l’expérience subjective, tandis que cette dernière est tendue vers la quête incessante de l’objectivité.
Certains croyants résolvent ce dilemme en se persuadant qu’ils ont intimement découvert la vérité. Or, l’objectivité ne relève ni de l’opinion personnelle, ni de la conviction intime. Les connaissances dérivées d’une démarche scientifique sont le résultat d’un processus essentiellement collectif. Quand il fait de la science, le chercheur, même guidé par son intuition, utilise des hypothèses, des observations, des méthodes et des résultats qui sont vérifiables. Le noyau dur du consensus définissant une activité de recherche scientifique réside dans le caractère reproductible des résultats. Autrement dit, contrairement aux autres formes de connaissances, les affirmations d’un chercheur demandent à être vérifiées par d’autres chercheurs. Ce critère de vérifiabilité implique évidemment que les méthodes de collecte de données soient explicitement divulguées et reproductibles [21].

vendredi 15 avril 2011


Los más ácidos aforismos ateos “made in USA”

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Leyendo Living the Scientific Life, me he encontrado con un post que recoge los 50 mejores eslóganes ateos que circulan en camisetas y pegatinas por los Estados Unidos. Aquí podría parecer excesivo, pero en aquel país las personas racionales y de mente analítica viven en constante pugna contra ideas tan estúpidas como el creacionismo y el diseño inteligente. También merece la pena echarle un vistazo a los comentarios de los lectores del post original, donde se encuentran otros más graciosos aún que los recopilados por la autora del blog, que se hace llamar GrrlScientist.
No voy a traducirlas todas, puesto que varios chistes quedan irremediablemente “lost in translation”, pero os propongo una amplia selección con los que más me han gustado.
  • Haz sonar el claxon si tus creencias religiosas hacen de ti un gilipollas
  • El Diseño Inteligente hace llorar a mi mono
  • ¿Demasiado estúpido para entender la ciencia? Prueba con la religión
  • Hay UNA RAZÓN por la que los ateos no estrellamos aviones contra los edificios
  • “Adórame o te torturaré por toda la eternidad. Que tengas un buen día”. – Dios
  • Dios no mata a la gente. Eso corre por cuenta de los que creen en él.
  • Todas las religiones aparecen simplemente por fraude, miedo, codicia, imaginación y poesía. – Edgar Allan Poe.
  • No confiaría en tu dios ni aunque existiese
  • La gente que no quiere que se rían de sus creencias no debería tener creencias tan graciosas.
  • ¡Amenazar a los niños con el infierno mola!
  • Dios – ¡aplíquese directamente sobre la frente!
  • Dios no existe, así que supongo que eso significa que nadie te ama.
  • Dices “hereje” como si fuese algo malo.
  • Me gustan los cristianos, saben a pollo.
  • “Diseño inteligente” Ayudando a que la gente estúpida se sienta inteligente desde 1987.
  • Mi mono volador puede más que tu ángel guardián
  • Cada vez que juegas con tu cosita, Dios mata a un gatito.
  • Si Dios quería que creyésemos en él ¿por qué inventó la lógica?
  • Rezar es una forma de esquizofrenia políticamente correcta
  • TODOS los americanos son afroamericanos
  • Lo olvidé – ¿En qué día creó Dios todos los fósiles?
  • Era ateo hasta que los hindús me convencieron de que yo era Dios.
  • Si nos hizo a su imagen y semejanza, ¿entonces por qué no somos también invisibles?
  • JESÚS TE SALVA … de pensar por ti mismo.
  • ¿Cómo puedes no creer en la evolución si ni siquiera puedes definirla?
  • Pregunta: ¿Cómo puedes decir que tu Dios es una creación humana?
    Respuesta: Si odia a la misma gente a la que tu odias.
  • Cada vez que ves un arco iris, Dios está teniendo sexo gay.
  • Estudié en un colegio público en Kansas y todo lo que obtuve fue esta infame camiseta y una pobre comprensión del método científico.
  • La familia que reza junta está lavándole el cerebro a sus hijos.
  • Dios está ocupado ahora mismo. ¿Puedo ayudarle yo?
  • Si Dios hubiese tenido la intención de que fuera a la iglesia me habría dado un culo más gordo para poder sentarme y un cerebro más pequeño con el que pensar.
  • No vengas a rezar a mi escuela y yo no iré a pensar a tu iglesia.
  • ¿Quién eres tu para cuestionar el que tu dios no quiera que yo crea en él?
  • No creo en Dios. Puedo ser maniaco depresivo pero no estoy tan loco.
  • Cuando llegue el día del juicio ¿puedo quedarme con tu coche?
Y a pesar del lost in translation, la mejor sin duda es:

Jesus is coming? Don’t swallow that!

Por si no pilláis el ambiguo e ingenioso juego de palabras, la cosa podría traducirse de dos maneras:
¿Jesús se va a correr? ¡No te lo tragues! (clara referencia a ciertos juegos “seminales”…, no confundir con “seminario”).
¿Jesús va venir? ¡No te lo creas! (por aquello de la llegada del día del juicio y el retorno de Cristo).

vendredi 18 mars 2011

¿Cómo sabemos que el cristianismo es un delirio?


dimanche 13 mars 2011

Creer en los médiums
Por Umberto Eco

Si vuestra situación económica no es satisfactoria y queréis cambiar de trabajo, el oficio de vidente es uno de los más lucrativos y (contrariamente a lo que podáis pensar) de los más sencillos. Basta con tener ciertas dosis de simpatía, una mínima capacidad para entender a los demás y cierta falta de escrúpulos. Pero aun sin poseer estas cualidades, la estadística siempre trabaja a vuestro favor.

Intentad el siguiente experimento: acercaos a una persona cualquiera, incluso elegida al azar (aunque siempre ayuda que la persona esté predispuesta a comprobar vuestras facultades paranormales). Miradla a los ojos y decidle: «Siento que alguien está pensando intensamente en usted, es alguien a quien no ve desde hace muchos años, pero que en otro tiempo amó muchísimo, sufriendo porque no se sentía correspondido... Ahora esta persona se está dando cuenta de lo mucho que le ha hecho sufrir, y se arrepiente, aunque comprende que es demasiado tarde...». ¿Hay alguien en el mundo, a no ser un niño, que no haya tenido en el pasado un amor desgraciado, o al menos no suficientemente correspondido? Veréis como vuestro interlocutor será el primero en ayudaros y en colaborar, diciéndoos que ha identificado a la persona cuyo pensamiento estáis captando con tanta nitidez.

También le podéis decir a un individuo: «Hay una persona que lo infravalora, y va hablando mal de usted, pero lo hace por envidia». Es muy difícil que ese individuo os responda que es admiradísimo por todo el mundo y que no tiene ni idea de quién es esa persona. Más bien estará dispuesto a identificarla inmediatamente y a admirar vuestras capacidades de percepción extrasensorial.

O bien afirmad que podéis ver junto a vuestros sujetos los fantasmas de sus seres queridos desaparecidos. Acercaos a una persona de cierta edad y decidle que veis junto a ella la sombra de una persona anciana, que murió del corazón. Cualquier individuo vivo ha tenido dos padres y cuatro abuelos y, si tenéis suerte, incluso algún tío o padrino o madrina queridísimos. Si el sujeto tiene cierta edad es muy fácil que esos seres queridos estén ya muertos, y de un mínimo de seis difuntos forzosamente ha de haber uno que haya muerto por insuficiencia cardíaca. Si no tenéis suerte, como habréis tenido la prudencia de abordar al sujeto entre otros también interesados en vuestras virtudes paranormales, decid que tal vez os habéis equivocado, que el que veis quizá no es un pariente de vuestro interlocutor, sino de alguna otra persona que está cerca. Es casi seguro que uno de los presentes empezará a decir que se trata de su padre o de su madre, y en ese momento ya lo tenéis, podéis hablar del calor que emana esa sombra, del amor que siente por el o la que ya está dispuesto a dejarse convencer de lo que sea...

Los lectores astutos habrán identificado las técnicas utilizadas por algunos personajes carismáticos que aparecen incluso en programas de televisión. No hay nada más fácil que convencer a un padre que acaba de perder al hijo, o que llora aún la muerte de la madre, o del marido, de que aquella alma de Dios no se ha disuelto en la nada y que todavía manda mensajes desde el más allá. Insisto, hacer de médium es fácil, el dolor y la credulidad de los otros trabajan a vuestro favor.

A menos, naturalmente, que haya por allí cerca una persona del CICAP, el Comité Italiano para el Control de las Afirmaciones sobre los Fenómenos Paranormales, sobre el que podéis encontrar más información en www.cicap.org, o leyendo la revistaScienza & Paranormale

Los investigadores del CICAP van a la caza de fenómenos que pretenden ser paranormales (desde los poltergeist a la levitación, de los fenómenos de médiums a los círculos en los campos de trigo, de los ovnis a la rabdomancia, sin olvidar fantasmas, premoniciones, tenedores que se doblan con la fuerza de la mente, lecturas del tarot, vírgenes que lloran, santos con estigmas, etc.) y desmontan su mecanismo, muestran el truco, explican científicamente lo que parece ser milagroso, a menudo reconstruyen el experimento para demostrar que, conociendo los trucos, todo el mundo puede convertirse en mago.

Dos sabuesos del CICAP son Massimo Polidoro y Luigi Garlaschelli, que ahora publican conjuntamente (aunque recogiendo textos de otros colaboradores del CICAP) Investigatori dell'occulto. Dieci anni di indagine sul paranormale (Avverbi, Roma), en el que (si no sois de los que lloran cuando descubren que Papá Noel no existe) leeréis muchas historias divertidas.

Pero dudo a la hora de hablar de diversión. El hecho de que el CICAP tenga tanto trabajo significa que la credulidad está más extendida de lo que creemos, y a fin de cuentas de este libro circularán unos miles de ejemplares, mientras que cuando Rosemary Altea aparece en televisión jugando con el dolor ajeno, la ven millones y millones de personas. ¿A quién se le puede reprochar diciendo que así se deseduca a la gente? La audiencia es la audiencia.

El autor

Umberto Eco (Alessandría 1932) es catedrático de Semiótica y director de la Escuela Superior de Estudios Humanísticos de la Universidad de Bolonia. Conferenciante, articulista, novelista... es uno de los intelectuales europeos más prestigiosos. Su obra ensayística cimentó su prestigio como destacado pensador atento a la actualidad. Entre sus ensayos más destacados, podemos encontrar las obras Apocalípticos e Integrados (1965), Tratado de semiótica general (1975), Lector in fabula(1979) Semiótica y filosofía del lenguaje (1984) y Los límites de la intepretación (1990). Eco se inició como narrador en 1980 con El nombre de la rosa y El péndulo de Foucault, entre otras novelas que le han granjeado miles de lectores en todo el mundo.

El texto es un fragmento del libro de Umberto Eco: A paso de cangrejo. Artículos, reflexiones y decepciones 2000-2006. Trad. de María Pons. Editorial Debate. Barcelona 2007. 496 páginas. 24,90 euros.

Publicado con autorización.

mercredi 12 janvier 2011

El gran diseño
Javier Aranda Luna
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esde hace algunos años los científicos nos están contando historias más interesantes que los novelistas; nos están mostrando más verdades que los filósofos y están descifrando más misterios –y con mucho mayor transparencia– que los constructores de las teologías más afanados, al parecer, en ocultarnos la esencia creadora del universo que en revelarla.

Las descripciones de los hoyos negros o los agujeros de gusano que pueden llevarnos de una dimensión a otra, o las de las nanopartículas en forma de hélice que pueden limpiar nuestras venas o los chips que podrán implantarse a los enfermos de Alzheimer para recuperar la memoria nos han despertado más la curiosidad que muchas novelas. También nos están planteando nuevas interrogantes filosóficas como, por ejemplo, sobre el concepto de lo humano y la personalidad con el implante de memorias alternativas para enfermos de Alzheimer o con el uso de Google, esa memoria extendida que nada discrimina como la mente de Funes el Memorioso descrito por Borges o con el desarrollo pasmoso de la robótica que vislumbró muy bien Phillip Dick y que podemos ver claramente en la cinta Blade runner, donde la complejidad de los androides hace casi imposible distinguirlos de los humanos.

Los científicos están respondiendo de igual manera las grandes preguntas de la filosofía que esta disciplina no ha podido contestar: por qué existimos, cómo se formó el universo, por qué estamos aquí. Y no ha podido porque los filósofos, según el físico Stephen Hawking, se han alejado de la ciencia. Quedaron atrás los filósofos que también eran matemáticos o científicos. Por eso afirma en su más reciente libro, que escribió en colaboración con Leonard Mlodinow, que la filosofía ha muerto:

La filosofía no se ha mantenido al corriente de los desarrollos modernos de la ciencia, en particular de la física. Los científicos se han convertido en los portadores de la antorcha del descubrimiento en nuestra búsqueda de conocimiento.

Basado en las más recientes observaciones hechas por los satélites de la NASA y con las herramientas de la física moderna, Hawking trata de explicarnos en su nuevo libro, El gran diseño, de dónde viene todo lo que nos rodea, por qué existimos y cuál es el origen del universo. Y la respuesta a estas preguntas resulta francamente sorprendente: según ellos venimos de la nada. Somos hijos de la generación espontánea.

Si no fuera por una serie de interesantes coincidencias en los detalles precisos de las leyes físicas parece que no hubiéramos podido llegar a existir y estas casualidades, esta suerte, no puede ser explicada con facilidad y tiene implicaciones físicas y filosóficas profundas. E indudablemente teológicas, porque los autores de El gran diseño nos muestran que el universo no requirió, no requiere, de ninguna divinidad para existir y funcionar.

Tal vez por esas afirmaciones ya condenó el Vaticano a El gran diseño,publicado en español por el sello editorial Crítica. Nada nuevo bajo el sol: no olvidemos que la Iglesia se opuso a la idea de la redondez de la Tierra y al sistema heliocéntrico y ni se derramaron los mares de la tierra plana que imaginaban ni el Sol cambió su curso para cumplir los caprichos de los ministros.

La teoría M que nos propone Hawking para comprender al universo y que es en realidad una familia de teorías es, al parecer, el verdadero Santo Grial, La Novela, El Cuento, El poema del universo, el santo y seña para comprenderlo todo, el ábrete sésamo para conocer que el universo no tiene una sino muchas historias, porque muchos son los universos que surgen de las leyes de la física y que son por tanto una predicción científica. El gran diseño es además una gran provocación: si la teoría es confirmada por la observación, será la culminación de una búsqueda que se remonta a más de tres mil años. Habremos hallado el gran diseño: el azar y las precisas leyes que rigen al universo.

mardi 4 janvier 2011

Entrevista la creador de esa estafa llamada la scientología



jeudi 23 décembre 2010

Elba Esther Gordillo: Post Data del brujo

Nietzsche Aristófanes (@NietzscheAristo)




Como últimamente mi ánimo ha estado en rapto leyendo y escribiendo sobre el mesías de sí mismo, Enrique Krauze, y como nos encontramos en una época trascendente para los cristianos espiritosos, no podía faltar aquí el registro de las esotéricas prácticas de la "maistra" Gordillo. Admito que había pasado por alto el asunto. Pero a raíz de mi reciente colaboración en SDP sobre la jefa sindical (http://sdpnoticias.com/sdp/columna/nietzschearisto/2010/12/18/1180935), un amigo, anti-chamán, anti-brujo, anti-deidad, anti-ficción, me hizo ver la ausencia de un dato, de un elemento clave en la descripción de la personalidad de la "maistra": la superchería, su paganismo protohistórico, sus prácticas negras, brujeriles, satánicas... Gracias a mi amigo, en papel de Pegaso lúcido y lucido, se escribe esta postdata.


En su libro Los brujos del poder, José Gil Olmos relata el sorprendente caso de dos mujeres mexicanas quienes han realizado prácticas hechiceras que en otra época las hubiesen hecho arder en la hoguera y que en un país democrático de la presente, las hubiesen orillado a renunciar a sus cargos. Martha Sahagún y Elba Esther Gordillo (pareciera que la H las hermana en la complicidad y el mal, ha indicado el oráculo), de quienes se dice han sido tan estrechas (de amistad conveniente), que juntas han realizado oscuros (ya sea de noche o en salones sombríos durante en día) ritos de brujería.


Martha: En su ambición de poder no sólo se ligó al parsimonioso Fox, sino que lo obligó a casarse con ella (para no parecer una ansiosa vulgar, disfrazó el casorio como el de una mujer devota que se esposa con el hombre bueno que diosito le ha mandado). Para lograrlo, las artes de las que se valió no fueron las de dios sino todo lo contrario. Contrató a un santero cubano que en el 2000 le oficiaba ritos en los pinos. Al principio no le rindieron porque sólo pagaba cinco mil pesos por cada sesión. Para el trabajito mayor el cubano recibió veinte mil más un departamento en Tlatelolco. Entonces, el brujo le entregó a Martha una poción preparada, entre otras cosas, con cabello, vellos y sangre de la propia hechicera. Para que subrepticiamente la vaciara al gringo Fox en gotitas vitamínicas en el café o los tecitos (¿entendemos ahora la lentitud del zorro?). Y, ¡zas!, que le funciona. Y que se casan el 2 de julio de 2001. Durante la ceremonia a cargo de un ensotanado, a Fox se le ven ojos de burro con botas atolondrado. A ella, la bruja en cuestión, el brillo del triunfo en la mirada mientras le aprieta la mano al burro.


Elba Esther: Llega Zedillo al poder y sabedor de los males en la educación nacional, decide hacer una auditoria al SNTE en 1995. Parece que se acerca el fin para la "maistra" de obras sindicales y todos los críticos de la corrupción sindical amanecen contentos. Enterada del sino avieso, la demacrada doña compra boletos para el África con cargo al sindicato. Llega a Marruecos donde un lector de caracoles le dice que ella lo que necesita en un trabajo mayor, porque va dirigido a un jefe de tribu (the fucking mexicans), no cualquier cosa, y que tiene que tomar la ruta de Nigeria. Allí sucederá un rito de 24 horas. Un pobre león es sacrificado vivo. Lo desuellan entre fieros rugidos de impotencia y dolor. La piel ensangrentada se la sobreponen al miserable cuerpo de Gordillo --foto de Ernesto en mano- durante una luna y un sol. La figuración consiste en pasarle la energía del león a la "maistra" y a la vez protegerla de la ira del jefe de la tribu mexica. Algunas especies se salvaron de que la mamá de Zedillo no se apellidara Cerda, Ballena, Lombriz, Pato, Iguana, Zopilote o Zorro (qué suerte la de algunos, esto sólo se trató de magia gris, casi blanca, de lo contrario se habría sacrificado el azorrado futuro trunco de su amiga Martha; muy seguramente en beneficio del país).


Transcurridos luna y sol y con la piel del león y la "maistra" ya oliendo a madres, timbró un ensangrentado teléfono satelital pagado mensualmente por el SNTE. Una llamada de la presidencia mexicana anunciando la suspensión de la auditoría. Todos respiran tranquilos. El que más, el hechicero nigeriano con los 45mil dólares en cash que le entregaron los de la tribu del SNTE (curiosidades: ¿quién tradujo el rito en lengua yoruba? -aunque quizá el erario nacional haya ahorrado lo del traductor porque dicen que los brujos hablan en lenguas entre sí-, ¿quién le amarró la boca al león?, ¿qué habrá pasado con la piel?, ¿quién se comió la carne y las entrañas del león?, ¿hay asesores marroquíes o nigerianos en el SNTE?).


Esta información forma parte del historial no autorizado de la ex "primera" "dama" y ex aspirante presidencial que no logró "empoderarse", y, sobre todo, en nuestro interés por la devastada educación de la juventud del país, de la biografía de la tigresa sindical de maestros. ¡En qué manos y cabezas está México!

jeudi 11 novembre 2010

Videos concentración en Barcelona “Yo no te espero”

Video concentración en la Plaça Sant Jaume “Yo no te espero” (publicado en Youtube por “joanamoltescoses”, 13 minutos) :